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lundi 29 novembre 2010

Hypocrisie et gestion de projet

Quel est le plus vieux métier du monde ?

Non, ce n'est pas péripatéticien, c'est le métier de chef de projet. Depuis la nuit des temps, l'Homme a souhaité une vie meilleure, a projeté son être vers un avenir plus radieux, a ambitionné de créer ce qui n'existe pas encore.

Sous un qualificatif pompeux (tout le monde veut être chef à la place du chef aujourd'hui) se cache le métier le plus ingrat qui soit quand on borne sa définition à ce qui se fait dans une société de service par exemple.

En effet, l'intérêt d'un projet est de profiter des biens faits produits par ce projet, soit de façon directe (utilisation des produits et services), soit de façon indirecte (gagner de l'argent sur les bénéfices offerts par les produits du projet)

Un autre intérêt est l'estime de soi, une certaine fierté d'avoir réussi à produire quelque chose de nouveau dans ce monde. Les personnes dont l'égo est habitué à recevoir de tels émoluments seront satisfaites par le simple fait d'avoir terminé un projet.

Dans beaucoup de sociétés, notamment les sociétés de service, chef de projet n'est pas un grade, mais une fonction, au même niveau que développeur débutant, architecte ou expert d'un domaine.

Par définition, un chef de projet est responsable de tout. S'il ne respecte pas ses engagements initiaux, il sera tenu pour responsable et souffrira des conséquences. S'il réussi son projet en temps et en coût, aucun remerciement, aucune gratitude ne sera offert au chef de projet victorieux.


Nombreux sont ceux qui, informaticiens à la base, se dirigent vers la gestion de projet, très souvent leurrés par la dénomination de "chef" quand il faut lire "gestionnaire". L'emprunt d'une telle carrière par une personne de culture scientifique comme l'est l'informaticien peut être semé d'embuches, de désillusions et de déconvenues.

Dans toute société, l'hypocrisie est au cœur du système pour fluidifier, apaiser, permettre les relations interpersonnelles. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose que les gens ne disent pas toutes les vérités à tout le monde. Si nous vivions dans un monde sans hypocrisie, le chaos ne serait jamais très loin car plus de rêve ne serait possible, tout le monde serait ramené immédiatement à la raison triomphante, froide, inhumaine.

Dans ce monde du double langage, il est donc important de rappeler quelques règles à suivre quand on est en face de comportements hypocrites, pour que la vérité apparaisse, sans froisser les égos et rompre les communications.

L'article Hypocrisy in Project Management de l'équipe Project Perfect en Australie, analyse justement cette hypocrisie inhérente à toute activité commerciale, donc humaine.